Un phénomène bien connu de la médecine moderne est que l'efficacité de notre système immunitaire est diminuée par le stress que nous vivons. Ce qui est moins bien connu, c'est que nos traumatismes conscients et subconscients minent notre capacité d'affronter ces situations stressantes et provoquant ainsi un accroissement du stress en question. Cet état de stress constant engendre la production de substances toxiques supplémentaires qui circulent dans notre sang, nuisant à notre système digestif, minant notre capacité à faire face au stress émotionnel. Ce qui, finalement, nuit encore plus à notre état de santé général.
Quand une personne commet un crime contre une autre personne, l'agresseur et la victime souffrent tous les deux de stress. L'agresseur se sent coupable et il a constamment peur d'être accusé du crime qu'il a commis, tandis que la victime ressent de la colère, de la frustration et du désespoir si elle ne peut pas changer cette situation. L'agresseur et la victime resteront dans cet état temps et aussi longtemps que l'agresseur ne s'excusera pas, ou que la victime ne trouvera pas le courage de confronter l'agresseur, de lui demander des compensations pour les dommages causés, puis, quand l'agresseur aura enfin admis et réparé ses erreurs, de lui pardonner.
Quand il s'agit d'enfants, on note une différence significative. L'enfant devra oublier le traumatisme afin de pouvoir continuer à aimer ceux qui s'occupent de son bien-être. De plus, cet amour inconditionnel pour ceux-ci entraîne certains désavantages. À toutes fins pratiques, les traumatismes occultés ou oubliés sont tout aussi dommageables que ceux qui sont toujours présents dans notre mémoire, la différence étant que, quand la victime sera confrontée à une situation dont les éléments sont semblables, les émotions occultées referont surface.
Pour se libérer de ces traumatismes occultés, nous devons suivre une thérapie de régression, ou l'agresseur devra nous présenter des excuses. Si l'agresseur désire effectivement présenter ses excuses, il doit d'abord être accompagné par des aidants qui prépareront sa démarche. Ainsi il pourra donc se préparer à recevoir les émotions qui seront sans aucun doute exprimées par sa victime au moment de ses aveux. Ce processus doit toutefois se terminer par le pardon. Si nous avons de la difficulté à pardonner, nous devons nous rappeler que tous ceux qui sont devenus des agresseurs ont vraisemblablement eux aussi été des victimes pendant leur enfance et que leurs agressions sont précisément le résultat de tels traumatismes occultés. La partie la plus positive de ce processus est la réconciliation finale entre la victime et l'agresseur (qui, dans la majorité des cas, est lui-même un membre de la famille immédiate de la victime).
Le cerveau humain est une magnifique machine à penser qui n'est malheureusement utilisée qu'à un très faible pourcentage de sa capacité. La raison de cet état de choses est que nous passons la majorité de notre temps à analyser notre environnement pour y déceler des signes de danger et pour imaginer des scénarios de défense "au cas où". Ce phénomène se passe au niveau du conscient et du subconscient. Quand nous nettoyons notre mémoire subconsciente de nos traumatismes occultés, nous la libérons, ce qui nous permet d'utiliser notre subconscient à des fins plus constructives.
La méditation est un des moyens les plus efficaces de contrôler nos pensées et elle nous permet d'apprendre à vivre dans le moment présent. La majorité des gens pensent constamment à leurs problèmes et pourraient se sentir vraiment heureux si seulement ils pouvaient arrêter de penser. L'amélioration du fonctionnement de notre façon de penser nous permettra éventuellement de détecter les messages subtils de notre âme ; ce qui nous permettra de sortir de notre mal de vivre généralisé.
Les rêves sont un moyen de recevoir des messages du monde des esprits, malheureusement, trop peu y portent attention et les ignorent. De plus, leur compréhension est trop souvent compromise par les informations dont nous gavent les médias. Les âmes de nos ancêtres peuvent communiquer avec nous lors des rêves éveillés, via des visions ou des émotions signifiantes. Ainsi, quelques fois nous éprouvons des émotions très fortes comme la peur et quand nous regardons dans notre environnement immédiat nous ne pouvons pas déceler de danger identifiable. Ignorer ces messages risque pourtant de nous exposer à de graves dangers.
Quand un crime est commis, il y a en fait au moins deux victimes : l'agresseur et la victime du crime lui-même. Afin d'obtenir la guérison, tous deux devront faire face à la réalité dudit crime et à ses conséquences. La vengeance n'est donc pas une option valable parce qu'elle ne fera qu'augmenter le nombre de victimes. Les objectifs du processus de guérison viable sont les suivants :
1.- De prévenir d'autres actes de violence.Quand le pardon est sollicité, la victime doit se rappeler que les comportements violents sont essentiellement des comportements appris. Ceci est le plus souvent vrai pour des enfants qui ont été élevés dans des familles disfonctionnelles et qui ont donc été exposés à la violence dès leur tendre enfance. Or lorsqu'il est soumis à telles difficultés, l'organisme humain réagit en sécrétant de l'adrénaline, la drogue de la survie face aux extrêmes menaçants, tout comme celui de tous les mammifères d'ailleurs. C'est pourquoi, trop souvent les enfants qui ont été élevés dans de tels environnements malsains courent le risque de devenir plus tard eux-mêmes des adultes violents pour les hommes et des victimes pour les femmes. Ce phénomène s'explique par une dépendance à l'adrénaline, résultat de contacts trop fréquents avec cette substance soit avant même la naissance si la mère de l'enfant est victime de violence pendant sa grossesse, ou alors pendant la croissance d'un enfant vivant dans un tel milieu violent. Voilà pourquoi certaines femmes qui ont choisi une fois un partenaire violent et qui changent de partenaires, se retrouveront souvent dans des relations tout aussi violentes.
Les personnes qui ont un comportement violent ont besoin d'aide. La patience et la compassion aideront beaucoup à régler ces problèmes et à briser ces cycles de violence.
Si nous élevons nos enfants avec amour et respect, nous créerons peut-être une société vulnérable. Mais continuer à développer notre agressivité et l'arsenal cauchemardesque qui s'en suit risque de tout détruire. En ce qui me concerne, je souhaite connaître le plus grand bonheur possible. Tant pis si je suis vulnérable.
La paix n'est possible que si nous nous acceptons tous d'y mettre les efforts requis. Quelques-uns d'entre nous avont été programmés dans, et pour, la violence dès le début de notre vie. Ce n'est pas un hasard si beaucoup d'enfants aiment tant la violence à la télévision et dans les jeux vidéo.
La question la plus importante pour la simple survie de l'espèce humaine en ce moment est : comment endiguer ce cycle de violence ? Certains pays ont amorcé des programmes de réhabilitation qui interviennent tôt dans les conflits familiaux. Ces programmes traitent les belligérants comme des personnes malades ayant d'abord besoin d'identifier les problèmes. Ce qui sera suivi par une thérapie qui leur permettra de retourner dans leurs familles dans de meilleures conditions.
Nous devons nous souvenir que la meilleure façon de traiter la violence chronique est d'intervenir au plus tôt dans le milieu familial, de traiter nos femmes et nos enfants avec amour et respect et d'enseigner à nos adolescents et jeunes adultes ce que sont l'amour et le respect, ainsi que comment élever sainement un enfant. Il faudra être patient, car ce travail prendra au minimum plusieurs générations à se réaliser, mais il en vaut la peine puisque la survie de l'espèce humaine en dépend d'une part et la qualité même de cette survie ne pourra que continuer à se détériorer inexorablement sans cela.